About Claire

Claire est passionnée d'art depuis toujours. Elle aime tout particulièrement et depuis toujours aussi, raconter à ses proches, avec liberté et imagination, ce qui lui a plu, que ce soit à l'ecrit comme à l'oral. En particulier, Claire est fana de musique, que ce soit classique (opera, concerts au Philharmonic), ou pop. Mais aussi de danse classique et moderne, et d'expos d'art. D'ailleurs, en plus de sa passion pour l'art, Claire chante (chorale) également depuis 15 ans à New York en l'église de Saint Ignace de Loyola, prend des cours de danse, dès qu'elle le peut, et joue aussi régulierement au tennis. Française depuis toujours, New Yorkaise depuis 15 ans, américaine depuis 5 ans, mariee, deux enfants, Claire est depuis 2014 bloggueuse, après avoir fait du fund raising pendant 4 ans pour l'ecole américaine de ses enfants, et avoir été publicitaire en France et aux Etats Unis avant pendant 15 ans (chez BDDP et Leo Burnett à Paris et chez FCB et Grey à New York). Claire is passionate about art and has always been. She especially likes to share whether in writing or in person, with her loved ones, what art triggers for her, as it unleashes her vivid imagination. In particular, Claire is fanatical about music whether classical (opera, concerts at The Philharmonic) or pop. Adores as well dance whether classical or modern, as well as Art exhibits ( Paintings, Photography...). Besides admiring art, Claire also sings (at Saint Ignatius Loyola for the last 15 years), takes dance classes every chance she gets, and plays tennis regularly. Married with 2 children, Claire has become a blogger since 2014, after having led fund raising events for her children's school for the last 4 years, and having led a previous career in advertising for 15 years in Paris (BDDP, Leo Burnett) and in New York (FCB, Grey).

“La fille du régiment” de Donizetti: un coeur bon, est toujours source de miracles…

Lundi 11 Février 2019- MET Opera house /Monday February 11th 2019 “La fille du régiment” by Donizetti: goodness of heart, always allows for miracles…

Cette semaine les amis, je pensais finir seulement, deux trois trucs professionnels; et “préparer”, aussi entre autres, mes vacances de Février, bienvenues; mais, à nouveau; l’opéra (entre autres), “m’appela”; donc je vous le raconte, évidemment; avant de m’en aller, pour de vrai, en vacances, demain matin…

Place encore donc, à de l’opéra fantastique et joyeux, pour cette semaine encore!

Top!

Et Lundi soir dernier donc, je “retrouvais” avec quelques amis, un grand classique; d’un bel italien, chanté en français, une “farce”, à la fois, très drôle, et au pathos inattendu, par moments; et hyper romantique aussi; sur le thème si riche et beau, du devoir.

Tout un programme!

Il s’agit du très joyeux, philosophique, et heureux “La fille du régiment”; en deux actes, de Donizetti; au libretto hyper poétique, des grands Jules-Henri Vernoy de Saint Georges, et de Jean-Francois-Alfred Bayard; deux “pointures”, en leur temps.

Il s’agit d’une histoire simple et gaie.

Une jolie marquise, en “temps de guerre”, en chemin pour l’Autriche, et précisément pour son château; se retrouve un jour “bloquée”, dans le Tyrol suisse; par le 21ème régiment de l’armée française. Elle demande, alors; par sécurité; à être escortée, jusqu’à son château.

Lorsque la marquise révèle alors, son nom de famille, au sergent en charge; il se souvient alors, lui aussi; que c’est le même nom, que celui de “l’orpheline” qu’il (son régiment entier, et lui-même), a/ont recueilli, et “adopté”; quinze ans plus tôt.

Pendant ce temps-là, on découvre simultanément, la jeune et jolie “orpheline”, Marie; l’exubérante et charmante adolescente, qui rentre d’un “rendez-vous galant”, avec un jeune et séduisant tyrolien, le jeune “Tonio”, “ennemi” du régiment évidemment, sinon; ça n’est pas drôle.

Des “troupes” du régiment arrivent alors; avec un “prisonnier” (évidemment le jeune “Tonio”, à la recherche de “sa” Marie); elle prend instantanément sa défense, expliquant aux troupes, qu’il lui a sauvé, jadis, “in extremis”, la vie. S’en suivent alors, “chants” de régiment et “toasts”, un peu “graveleux”, et divers; entre nouveaux “amis”.

Je préférerais des chants de régiment, plus “galants”; un peu, comme ceux qu’on trouve, dans un de mes westerns préférés, de John Ford, en 1950; évidemment; “Rio Grande”: écoutons comme c’est charmant et romantique; car le héros “Kirby”, qui adore sa “Kathleen”; exprime avec tant de véracité, de maladresse, et de galanterie, malgré lui; combien elle compte pour lui …

C’est scotchant et si beau…

Ah la la…

Regardons donc.

C’est tellement bien…

Avouez que c’est joli…

Reprenons, après les chansons “à boire”, néanmoins très gaies, (je trouve ça très gai à chanter aussi; mais bon; John Wayne, les gars, John Wayne…

Need I say more?)

Je reprends…

Tonio est alors “écarté de sa Marie, par le régiment; mais ce jeune “chenapan”, réussit (parce que quand on est “amoureux”, on trouve toujours un moyen de voir l’objet de sa “fixette”; tellement c’est gai et joyeux); il lui déclare alors, (trop gentil), sa “flamme”;

Ecoutons, c’est hyper charmant aussi…

Découvrons maintenant, Natalie Dessay; notre soprano “frenchy”; une extraordinaire actrice, en plus d’être une chanteuse très subtile, et même, vous verrez plus loin; c’est une excellente danseuse aussi…

Car vous allez voir, c’est même du théâtre “parlé” souvent, sur scène; cet opéra; hyper comique, si souvent; avant de se transformer…

En arias souvent…

Hyper romantiques…

Ah la la…

Et puis, admirons aussi, la production de Laurent Pelly; les cartes d’états major, dispersées sur le sol; géniales; les “cartes”, pour évoquer les “montagnes” du Tyrol, et l’ambiance “militaire”: les pots en fer et bassines diverses; sans parler du “linge”, et des patates à éplucher…

Trop gai tout ça…

Ah la la…

Lisons d’abord, les dialogues si romantiques, puis écoutons, ce charmant échange, si joli et émouvant:

SCÈNE V 
MARIE, puis TONIO

MARIE 
seule
Ils l’ont emmené… Moi, qui aurais tant voulu causer avec lui… Pauvre garçon ! s’exposer ainsi pour me voir… Qu’est-ce que j’entends là ?… 
Apercevant Tonio, qui descend la montagne
C’est lui !… ah ! mon Dieu ! comme il court !… 

TONIO 
accourant
Me v’là, mam’zelle… me v’là !… 

MARIE 
Comment, c’est vous ?… Moi, qui croyais… 

TONIO 
Que je les suivrais !… J’en ai eu l’air… mais, au détour du bois, à deux pas d’ici, j’ai disparu avant qu’ils aient tourné la tête. Nous sommes agiles, voyez-vous, mam’zelle, dans ce pays-ci… d’autant plus, que je n’ai pas risqué de me faire tuer par vos Français, pour venir faire la conversation avec eux… Ils ne sont déjà pas si aimables… le vieux surtout, qui vous a une figure que je te peux pas souffrir… 

MARIE 
C’est mon père !… 

TONIO 
Le vieux ?… Alors, je me trompais… c’est le petit qui était là… 

MARIE 
souriant
C’est encore mon père ! 

TONIO 
stupéfait
Ah bah !… Alors c’est les autres… 

MARIE 
C’est toujours mon père… 

TONIO 
Ah ça ! vous en avez donc un régiment ? 

MARIE 
Juste !… le régiment… mon père adoptif… je leur dois un état, une éducation soignée… Il n’y pas une fille plus heureuse que moi !… 

TONIO 
Vrai ?… Oh alors, mam’zelle, ce sont de braves gens… et je vais les aimer à votre intention… Mais c’est égal… sans vous, tout à l’heure… 

MARIE 
Mais aussi, pourquoi veniez-vous aussi près de notre camp… puisque nous nous étions dit adieu… puisque nous ne devions plus nous revoir… 

TONIO 
Hélas ! mam’zelle… je le croyais… je le voulais même… car enfin, vous êtes Française, je suis Tyrolien… Mais hier, quand j’ai entendu votre régiment se mettre en marche… quand j’ai pensé que vous quittiez le pays… peut-être pour toujours… je n’y ai pas tenu… je me suis sauvé… j’ai couru sur vos traces… et me voilà !… 

MARIE 
Mais enfin, M. Tonio… qu’est-ce que vous me voulez ?… qu’est-ce que vous venez faire ici ? 

TONIO 
Je viens vous dire que je vous aime… que je n’aimerai jamais que vous… et que je mourrais plutôt que de vous oublier ou de vous perdre… 

Duo

MARIE 
à Tonio
Quoi ! vous m’aimiez ?… 

TONIO 
Quoi ! vous m’aimiez ?… Si je vous aime !… 
Écoutez !… écoutez !… et jugez vous-même. 

MARIE 
souriant
Voyons, écoutons ! 
Écoutons et jugeons !… 

TONIO 
Depuis l’instant où, dans mes bras, 
Je vous reçus toute tremblante, 
Votre image douce et charmante, 
Nuit et jour, s’attache à mes pas… 

MARIE 
Mais, monsieur, c’est de la mémoire, 
De la mémoire… et voilà tout… 

TONIO 
Attendez… attendez… vous n’êtes pas au bout ! 
A mes aveux vous allez croire !… 

MARIE 
Voyons, écoutons ! 
Écoutons et jugeons ! 

TONIO 
Le beau pays de mon enfance, 
Les amis que je chérissais… 
Ah ! pour vous, je le sens d’avance, 
Sans peine je les quitterais !… 

MARIE 
Mais une telle indifférence 
Est très-coupable assurément ! 

TONIO 
avec feu
Et puis enfin, de votre absence, 
Ne pouvant vaincre le tourment 
J’ai bravé jusque dans ce camp, 
Le coup d’une balle ennemie… 

MARIE 
Ah ! je le sais… et c’est affreux… 
Quand on aime les gens pour eux, 
L’on conserve son existence… 

ENSEMBLE 

TONIO 
à part
A cet aveu si tendre, 
Non, son cœur, en ce jour, 
Ne sait pas se défendre, 
Car c’est là de l’amour ! 

MARIE 
à part
De cet aveu si tendre, 
Non, mon cœur en ce jour, 
Ne sait pas se défendre, 
Car c’est là de l’amour ! 

TONIO 
à Marie
Vous voyez bien que je vous aime ! 
Mais j’aime seul… 

MARIE 
Mais j’aime seul… Jugez vous-même ! 

TONIO 
Voyons, écoutons ! 
Écoutons, et jugeons ! 

MARIE 
Longtemps coquette, heureuse et vive, 
Je riais d’un adorateur… 
Maintenant, mon âme pensive 
Sent qu’il est un autre bonheur ! 

TONIO 
avec joie
Très-bien ! très-bien ! 

MARIE 
Très-bien ! très-bien ! J’aimais la guerre, 
Je détestais nos ennemis… 
Mais, à présent, je suis sincère, 
Le regardant
Pour l’un d’eux, hélas ! je frémis ! 

TONIO 
De mieux en mieux. 

MARIE 
De mieux en mieux. Et du jour plein d’alarmes, 
Où, ranimant mes sens au parfum d’une fleur, 
Je la sentis humide de vos larmes… 

TONIO 
Eh bien ?… 

MARIE 
baissant les yeux
Eh bien ?… La douce fleur, trésor rempli de charmes, 
Depuis ce jour n’a pas quitté mon cœur. 

Ensemble

TONIO 
De cet aveu si tendre, 
Non, son cœur, en ce jour, etc. 

MARIE 
De cet aveu si tendre, 
Non, son cœur, en ce jour. 

TONIO 
Oui, je t’aime, Marie… 
Je t’aime, et pour toujours ! 
Plutôt perdre la vie 
Que perdre nos amours ! 

Ensemble

MARIE 
Sur le cœur de Marie, 
Tonio, compte toujours !… 
Plutôt perdre la vie 
Que perdre nos amours ! 

TONIO 
Oui, je t’aime, Marie, 
Je t’aime, et pour toujours !… 
Plutôt perdre la vie 
Que perdre nos amours ! 

C’est pas magnifique ce texte?

Et le “théâtre” et la musique …

Avouez que c’est trop bien bien aussi…

Puis, évidemment les “tourtereaux”, sont alors, “surpris” par le sergent; qui “écarte” à nouveau “Tonio” de sa “douce”; et qui elle; a néanmoins le temps de lui expliquer, à son Tonio, qu’ils n’auront pas d’avenir ensemble, puisqu’elle s’est “engagée” à ne trouver “mari” un jour, qu’au “sein” du régiment.

Tonio, du coup; va immédiatement alors, “s’engager” dans l’armée; et va revenir peu de temps après; heureux comme un pape; à l’idée hyper réjouissante, de pouvoir enfin, épouser sa Marie; dès que les “quarante” “pères” de Marie, vont daigner lui “accorder” sa main”.

Trop gentil tout ça…

Ah la la …

Ecoutons maintenant, l’air “phare”, particulièrement difficile à chanter: huit “high c’s” comme ils disent ici; et la coutume, c’est que les ténors en rajoutent un tout dernier, “for good measure” comme ils disent ici (pour frimer): neuf high c’s!

Ecoutons, c’est hyper difficile techniquement, et hyper réjouissant, car hyper patriotique, et romantique aussi évidemment; et j’adore aussi, les choeurs d’hommes derrière, évidemment:

Et évidemment aussi, j’adore surtout, le passage sur “son âme”, “sa flamme” et “sa main”; d’ailleurs; ce passage, lundi soir dernier fut mis à l’honneur: le ténor mexicain Javier Camanera nous “régala” tout particulièrement, en l’interprétant, figurez-vous; deux fois d’affilée; les “bis”, à l’opéra ici, sont assez rares; excepté quand les solistes se sentent “d’attaque”; et en plus ici, le public américain adore ses “militaires” évidemment; alors; il y eut un torrent d’applaudissements. Evidemment…

Trop bien!

Et qui évidemment, m’évoque deux chansons plus contemporaines, sur l’importance de se sentir “capable”; de croire en l’avenir, en sa/notre capacité à prendre en main son/notre destin; à tout moment de sa vie; de façon indépendante, et en groupe aussi; soutenus par ceux qui comptent; et ici; il s’agit de chansons “féministes” (un peu trop à mon goût, personnellement); l’important il me semble; c’est surtout, de se prendre en main; et de faire grandir nos compétences; c’est tout. Et en plus, tout le monde, a besoin de tout le monde: quelle que soit la forme, de façon respectueuse, gaie, ouverte, et avenante. Tellement plus gai comme ça!

Et les deux chansons à venir donc, vous allez voir; sont également particulièrement gaies; et hyper divertissantes; donc on y va…

Alors d’abord, regardons et écoutons, une “cover” particulièrement fun; d’une chanson de Beyonce…

Et en plus; “ça” danse; et hyper bien même…

Brace yourselves…

Et maintenant une autre, plus “militaire” encore; hyper fun aussi, de jeunes filles hyper douées et charmantes; et qui s’intéressent aussi au sport!

Bravo les filles!

Avouez que c’est gai!

Je me suis encore égarée…

Je vous raconte la suite: on retrouve alors, la marquise; qui discute, avec le sergent; et qui l’informe, qu’elle “connaissait” autrefois, le père de Marie; Marie, étant la fille de sa “soeur”; et qu’elle est donc par conséquent, sa “tante”; (on comprend évidemment, d’emblée, que c’est en fait, sa “propre” fille évidemment; et que c’est évidemment, un “mensonge” éhonté; le fait de dire, qu’elle est sa “tante”; mensonge donné, évidemment à l’époque, pour éviter “d’entacher” sa réputation et son nom).

Ah la la…

Puis, observant avec effroi, l’éducation “rustre” de sa “nièce”; la marquise décide alors, d’emblée; d’emmener “Marie” avec elle; de la prendre “sous son aile”; pour qu’elle puisse “parachever” son “éducation” chez elle.

Alors que Marie, très dignement, “quitte” son régiment et sa “famille”/ ses amis, par devoir; elle apprend alors, au passage, que l’homme qu’elle aime, est enfin, en mesure de l’épouser (puisqu’il s’est engagé dans l’armée); et Marie réalise alors, également, qu’elle doit; lui aussi; le quitter.

Pauvre loute…

Ah la la…

Ecoutons cet air; qui est un de mes deux préférés, de tout l’opéra; ici sublimement bien chanté, toujours par la belle Dessay, qui exprime si bien le courage de l’héroïne; une jeune fille qui comprend instantanément, que les difficultés dans l’existence sont faites pour forger le caractère; et que de choisir, surtout quand c’est particulièrement triste; d’affronter les obstacles avec grace et dignité; est toujours le chemin à prendre; qui donne de l’envergure à l’âme; et permet alors, toujours; a du bien “meilleur”, d’arriver; et bien plus vite, d’ailleurs; après…

Si si …

Et ouf!

Ecoutons en particulier, la musique si incroyablement belle, et si mélancolique aussi; l’un, évidemment; n’empêche pas, l’autre…

Mélancolique, comme on peut l’être parfois; lorsque l’on quitte des êtres aimés; même si ça n’est pas pour toujours; mais quand on les aime, c’est parfois triste aussi, de se quitter; même pour un temps court…

Ah la la…

Et ici, c’est hyper beau et digne, sans être sirupeux; sans être “mawkish” comme ils disent ici…

Bien que donc, ce soit hyper triste aussi, évidemment; juste là; ses circonstances à elle…

Puisque elle quitte donc, tout ce qui lui est familier; son enfance; les “siens”, et aussi, son amoureux …

Et elle fait ça donc; sans chichis aucun …

Bravo!

You go girl!

Et quelle musique sublime; pour l’accompagner…

Ah la la…

Et la tristesse de tous les militaires derrière; est hyper émouvante aussi évidemment; puisqu’ils l’adorent “leur” Marie…

C’est quand même hyper triste, comme circonstances pour tous; bien que ce soit évidemment, dans un but positif (de “parfaire” l’éducation de la “petite”), pour qu’elle devienne, non seulement une adulte responsable; ce qu’elle est évidemment déjà, malgré son age tendre; mais aussi, encore plus avenante, charmante et divertissante; déjà que …

Et c’est évidemment un peu “théâtral” aussi, dans son expression, évidemment; puisque nous sommes à l’opéra…

Ah la la …

Au deuxième acte, on avance, je vous le promets; Marie; après quelques leçons de musique, dans un des salons du château de la marquise; où elle manifeste un peu de rébellion; car c’est quand même encore, une ado; je vous le rappelle; la belle Marie, chante alors, un air; qui démarre réellement; une minute après le début de l’extrait à suivre; hyper triste; car elle sait qu’elle doit épouser le neveu d’une duchesse, qu’elle ne connait pas.

D’ailleurs, elle n’a pas intérêt à l’épouser le “neveu”, car sinon il risque, le “neveu”, de chanter un jour, cette chanson hyper triste, mais tellement belle; elle plairait à Marie; mais que c’est triste, cette chanson…

Ah la la…

Heureusement qu’elle est belle donc…

Je reprends sur notre histoire…

A la place, heureusement; dans un premier temps; Marie s’exprime sur l’idée de “rang” et “d’opulence”; et par extension sur l’idée de “devoir”; auquel elle comprend, qu’elle ne peut échapper; pour améliorer sa “condition”; et y compris; humaine; souvent injuste ou imparfaite, et qui lui “retire” les sentiments de son amoureux, puisqu’ils sont séparés; c’est sûr les gars, c’est pas évident; mais de marcher la tête haute, et en faisant néanmoins confiance à l’avenir; ça permet de lui “débloquer”, plus ou moins rapidement; et parfois très vite donc; un avenir plus gai; vous allez voir!

Trop bien les gars…

Bien qu’à l’époque, évidemment, les jeunes gens, contrairement à aujourd’hui; étaient beaucoup moins “libres” d’être fidèles à leurs envies “propres”: romantiques ou professionnelles d’ailleurs…

Et ce qui est vraiment réjouissant dans cet opéra, c’est bien ça: c’est que l’héroïne, est prête à faire honneur avec grace (bien que, légère inquiétude, on la comprend), à son devoir “familial”, puisqu’elle n’a pas le choix; mais non sans avoir aussi osé se battre, pour faire vivres ses envies à elle; de façon intègre, positive et honnête; car l’héroïne se rend bien compte (même si elle ne le verbalise pas forcément), que les obstacles dans l’existence; et à toute époque de la vie, ou de l’Histoire; ça permet de continuellement chercher à s’améliorer; et sur tous les plans; et ça c’est une excellente nouvelle!

Et le “travail” sous toutes ses formes, les amis; c’est la santé!

Si si…

Il faut tout leur dire …

Ah la la…

Et du coup; les “prières” de son grand coeur; de celui, de la jolie Marie; sont alors; finalement; “entendues”; car un “miracle” se produit alors; source de grande gaieté, et d’immenses joies pour elle; lorsque elle “entend” son “régiment”, son “pays”, ses “amis”, puis son amoureux, débarquer; sans crier gare…

Trop génial!

Et en plus, c’est hyper gai, cet air!

Top!

Par le rang et par l’opulence, 
En vain l’on a cru m’éblouir ; 
Il me faut taire ma souffrance… 
Et ne vivre qu’en souvenir !… 
Sous les bijoux et la dentelle, 
Cachons des chagrins superflus… 
A quoi donc me sert d’être belle, 
Puisque hélas ! il ne m’aime plus ! 
O vous à qui je fus ravie, 
Agitato.
Dont j’ai partagé le destin… 
Je donnerais toute ma vie 
Pour pouvoir vous serrer la main ! 
Pour ce contrat fatal tout prend un air de fête… 
Je vais signer, hélas ! mon malheur qui s’apprête ! 
Elle va pour sortir, s’arrête tout à coup, en entendant au loin une marche militaire ; elle écoute attentivement et dit avec joie.
Mais qu’entends-je au lointain ?… ciel ! ne rêvé-je pas ? 
Cette marche guerrière… ah ! voilà bien leurs pas. 
Elle court à la fenêtre, l’ouvre et agite son mouchoir.
O transport ! douce ivresse ! 
Mes amis, en ces lieux ! 
Souvenirs de tendresse, 
Revenez avec eux ! 
Salut à la France ! 
Cabaletta
A mes beaux jours ! 
A l’espérance ! 
A mes amours ! 
Salut à la gloire ! 
Voilà pour mon cœur, 
Avec la victoire, 
L’instant du bonheur ! 

Et avant d’écouter, je voudrais évidemment lui redire, à cette jolie Marie; que c’est parce qu’elle “avance” avec courage, et sens du devoir vis à vis d’elle-même, et aussi vis à vis des autres; que les choses vont en fait, finir par s’arranger pour elle; et rapidement, d’ailleurs donc; plutôt que de “pleurnicher”; bien qu’elle exprime quand même, un peu (elle est toute jeune), sa tristesse; deux secondes.

Car la vraie liberté, c’est de se prendre en main, avec entrain, et continuellement, car il y a toujours une solution à tous les obstacles, tant qu’il y a de l’élan et de l’enthousiasme…

Et elle réalise bien, je pense; dans le fond cette idée réjouissante; et aussi que, la chose la plus importante dans la vie, il me semble; c’est qu’il faut surtout vivre donc, au présent; y travailler; avec grand entrain donc et immense joie; pour se créer le meilleur “avenir” possible; car, comme pour elle; la jolie Marie; et pour son bon coeur; des “miracles” alors; s’en suivent toujours; sous de nombreuses formes; quand on ne baisse jamais les bras, et qu’on croit en soi…

Génial!

Et ouf!

Ecoutons…

Et figurez-vous aussi, que l’aria patriotique, en fin d’extrait; fut tellement aimé en France, à l’époque; qu’il devint, presque aussi “populaire”, que notre hymne national; notre “Marseillaise” …

Incroyable non?

Et son Tonio; entame alors aussi; un aria magnifique, pour dire à la marquise, combien; Marie compte pour lui:

Ecoutons:

Vous allez voir, c’est très émouvant, et tellement beau; d’oser parler de l’impossibilité de cesser d’aimer; et de cesser d’aimer en particulier, quelqu’un qu’on aime…

Bien qu’évidemment, il ne faille pas invoquer de chantage émotionnel dans la vie; c’est injuste pour les autres; et je sais bien que, le librettiste ici; a recours à ce “procédé” fort, à de seules fins “dramatiques”; et qu’il essaie juste d’exprimer, en peu de mots; et simplement; combien Tonio est radada de “sa” Marie.

Et il faut évidemment qu’il réalise, Tonio, que deux possibilités très différentes, se profilent devant lui: 1) soit, il réussira à l’épouser, “sa” Marie; si effectivement il réussit à convaincre la marquise, de ses sentiments sincères, profonds et éternels pour Marie; 2) soit, sinon; ils pourront rester hyper amis, de toute façon; Tonio et sa Marie; puisqu’ils s’aiment, de toute façon donc; et ça aussi, c’est hyper bien; donc il n’y a pas “péril en la demeure”, pour qui que ce soit, et la vie sera très belle, de toute façon…

Et à y réfléchir; même dans tous les autres cas de figure, la vie est belle; car même pour les histoires d’amours impossibles, et magnifiques; pour toutes sortes de raisons; et parfois aussi pour une question de timing; et y compris; s’agissant parfois aussi, de “personnages” de régiment; l’important c’est de s’aimer; et comme c’est possible de le faire. Et tout est gai!

Et là, les amis, si il fallait choisir un seul exemple pour vous le démontrer; évidemment; je pense à du sublime: au grand texte de Rostand; “Cyrano” (de Bergerac), une immense piece héroïque évidemment…

Trop beau!

Regardons un court extrait de la pièce “filmée”, autrefois, avec Jean Piat; si émouvant, cet acteur, lorsqu’il incarne le sensible et beau Cyrano; si beau de l’extérieur, comme de l’intérieur; pour sa Roxane, qu’il adore, qui l’adore, et qui s’adorent donc, évidemment, évidemment, évidemment…

Et même éternellement…

Ah la la…

Et évidemment, comme ils sont “cousins”, c’est effectivement impossible de s’aimer pour eux, comme ils en auraient envie…

Ah la la…

C’est pas génial ce texte?

Et encore, relisez la fin de “Cyrano”, c’est si beau …

Du coup, je me suis encore égarée…

Comme la plus belle des “déclarations”, fait de l’effet.

Et dans notre opéra de Donizetti; je reviens à mes moutons, les amis; il fait ça plutôt bien aussi, le gentil Tonio, sa “déclaration”…

Et d’ailleurs, devinez quoi les amis?

Guess what?

Du coup…

Ca va marcher!

Il va finir par l’épouser, sa Marie, la fille du régiment!

La marquise va finalement y consentir; quand elle entendra “sa” fille, raconter avec émoi et beauté; combien elle est et fut heureuse d’avoir été naguère, si bien élevée; de façon si bonne, dévouée et heureuse, par “son” régiment “chéri”…

Et du coup, la marquise comprendra enfin; que son “devoir” à elle; vis à vis de sa fille “indépendante” et “capable”; c’est de donner sa bénédiction aux amoureux; et de les encourager même; ces jolis tourtereaux; à s’aimer pour la vie!

Et tant mieux, car c’est bien plus beau comme ça, pour eux; vu qu’ils sont jeunes et beaux; et qu’une famille à construire les attend aussi…

Tant mieux!

Trop bien la vie!

Ah la la…

Et tout le monde va se réjouir pour eux donc; sauf évidemment; la tante du “neveu” évidemment; la duchesse, qui se réjouissait, elle, de ce mariage “de raison”…

Mais il en trouvera une autre, évidemment, son neveu; qui l’aimera “vraiment”, son neveu; faut pas qu’elle se fasse du mouron, cette duchesse…

Ah la la…

Et ça sera, bien mieux comme ça!

Top!

Et les chanteurs, lundi soir?

Pretty Yende, la charmante, soprane sud-africaine, fut parfaite comme “Marie”, gaie, drôle et légère; et techniquement très habile: ses fioritures de “bel canto” complexes pour toute soprane, particulièrement réussies…

Bravo!

Et Javier Camanera, le ténor mexicain, juste génial, généreux et particulièrement heureux, comme “Tonio” amoureux; et quelle aisance pour ce rôle lui aussi, particulièrement technique et difficile, pour les ténors …

Et j’ai particulièrement aimé, comme “marquise” aussi, la grande Stephanie Blythe, la mezzo américaine; à l’immense ‘”coffre”; et excellente actrice, elle aussi.

Bref, fantastiques donc, tous ces interprètes majeurs, de ce grand opéra de Donizetti!

Décidément, vive “La fille du régiment” si gaie comme oeuvre, et si riche pour le public; y compris, en matière d’imaginaire; divers et varié!

Ecoutons maintenant Tonio, nous dire enfin; et si gracieusement aussi; ses jolis sentiments pour “sa” Marie…

Tellement charmant…

Ah la la…

Avouez que, c’est très émouvant, cette jolie “déclaration” simple et belle…

Et “sentie”…

Ah la la…

Un peu comme cette jolie chanson; où le chanteur sait qu’il faut, qu’il faut donc parfois impérativement même; oser exprimer ses intentions; avec poésie bien-sûr, douceur et clarté aussi; sinon; on loupe le train …

Profitons donc, c’est une superbe chanson, hyper poétique aussi; mais un peu triste aussi; je vous préviens …

Et dans cette chanson-ci; toujours du même groupe, la mélodie et les paroles, sont bien plus réjouissantes et gaies…

Ouf!

C’est donc une chanson, bien plus heureuse; et tant mieux; car; c’est quand même ça; le bonheur; qu’il faut tâcher de faire grandir au maximum, dans la vie; sur tous les plans: familial, amoureux et/ou amical; les trois sont essentiels; et quand le devoir empêche parfois, certaines formes d’expression; l’amitié heureusement; est toujours possible; heureusement; et dans tous les cas de figure!

Ouf à nouveau donc…

Et maintenant, écoutons cette jolie chanson:

Et tournons-nous, maintenant; vers une série télé d’exception, et dans cet extrait-ci, de “Friends”; ces deux personnages s’adorent; et sont d’immenses amis, presque de la “famille”, l’un pour l’autre; et en plus, rigolent tout le temps ensemble; et ce; malgré leurs différences ou incompréhensions mutuelles, parfois; et parfois aussi; comme ici, évidemment; leurs différences sont poussées à l’extrême; évidemment; et surtout pour faire rire la galerie; et évidemment; ça marche. C’est totalement débile, mais très drôle. Et l’humour dans la vie, les gars; comme chacun sait, c’est quand même, hyper capital; et sur beaucoup de plans!

Et enfin, tournons-nous vers le cinéma, et dans cet extrait-ci, d’un film de danse, top, “Step up”; de Fletcher; de 2006; où deux “amis”, s’apprennent tout plein de choses, mutuellement; malgré leurs différences; se pardonnent aussi, régulièrement (ouf); leurs “incompréhensions”, parfois; elle; la danseuse “moderne”; et lui, le “bad boy”; et s’enrichissent chacun; et tous deux; ensemble; et s’amusent surtout; le plus souvent; ensemble; et avec leurs amis communs aussi; et énormément même; au passage…

Tant mieux!

Car il faut toujours faire attention, aux relations riches et belles…

Et d’ailleurs, malgré évidemment parfois, des “disputes” occasionnelles donc, ça arrive; ils réussissent parce qu’ils sont très amis donc, à collaborer ensemble, pour construire leur avenir professionnel …

Avec brio et panache eux aussi…

Et sur le reste; évidemment que, ça ne fait que s’améliorer encore; ils démarrent même, et tant mieux; à la fin du film, une toute nouvelle phase; encore plus “épique” entre eux; et c’est dire; pour honorer leur immense affection mutuelle, si belle…

Trop génial!

Regardons maintenant, cette scène de danse fantastique…

Et tellement réjouissante!

Comme la vie si jolie…

Soft…

Imaginative…

Loving…

Eternal butterflies 😊