”Horn Concerto N#2 in E flat, K.417″ et “Gran Partita” de Mozart: Le génie est rare, et toujours réjouissant pour l’âme.

Mercredi 04 Novembre 2015 Lincoln center David Geffen Hall: /Wednesday November 4th  2015- -“”Horn Concerto N#2 in E flat, K. 417″ and “Gran Partita” by Mozart: True genius is rare, and always exhilarating for the soul.

Mozart (1756-1791), c’est un de mes compositeurs préférés depuis toujours. Grâce à des disques, enfant, des 33 tours (eh oui j’appartiens à cette époque révolue), initiant les petits, aux grands composteurs.

Et par ailleurs, on écoutait en famille, tout le weekend, de la musique classique, quasi en boucle, et fort, oui fort. Evidemment, la musique ça s’écoute fort :)…

On avait de bons hauts parleurs 🙂 et on ne faisait rien d’autre… qu’écouter (en même temps, comme c’était fort, ça ne laissait pas beaucoup de place à la conversation dans le salon— en même temps — who cares :).. .

Et parfois, quelques commentaires — Regardez où ça me mène :).

Après on s’étonne… que j’aime autant la musique…

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Et évidemment, devant certains compositeurs, je suis plus émue… encore… (comme face à certains êtres, artistes, tableaux, morceaux de danse, cinoche, ou littérature).

Et comme beaucoup d’entre nous, Mozart m’emballe depuis toujours. Je suis toujours hyper impressionnée, scotchée par son génie, son talent à la fois de compositeur et de pianiste (d’ailleurs j’ai plein de pianistes autour de moi, c’est un instrument que je trouve sublime depuis toujours…)…

Et aussi…  Et ça m’enchante particulièrement… Son immense joie de vivre… avant de tomber très malade et s’éteindre… bien trop jeune… 35 ans…comme tant d’autres génies de musique classique, qui traversent l’existence comme des étoiles filantes, émettant une lumière… aveuglante et magnifique …

Du coup, évidemment, je suis toujours partante pour aller écouter ça… live (surtout à New York au Philharmonic, ou au Met Opera house, qui font partie des plus grands orchestres au monde…dixit mes amis chefs d’orchestre, et pas que des New Yorkais :)…

Donc écouter ça live… c’est encore mieux… qu’au travers de hauts parleurs — même des Boses :)…

Ecoutez, l’immense harmonie…. qui se dégage de ce morceau pour cor de chasse…

Qui en plus, vous évoquera peut-être même, pour les chasseurs, des scènes de chasse à courre …Avec chiens et chevaux énervés, cavaliers élégants, coups de feu, chasseurs emmitouflés, gibier ensanglanté, et froid vif et humide, tôt le matin en forêt …

Et enfin, un de mes airs préfères de tous les temps, de Mozart, qui est la raison pour laquelle, j’avais envie de me déplacer ce soir…

Tellement c’est féerique, mystique, sublime… Juste génial:

Et évidemment, ça me donne envie de vous inclure, quelques extraits du magnifique film de Milos Forman, Amadeus (1984), tiré de la pièce de Peter Shaeffer—Et là, je voudrais juste, m’arrêter deux secondes, pour vous parler de Peter Shaeffer.

Pour moi, c’est un des êtres qui parle le mieux de musique, que je connaissance…

Et croyez moi, dans mon entourage, j’ai été bien servie… Et c’est pour ça que je partage — 3 extraits très parlants—  à la fois de:

a) son immense connaissance/culture de mélomane, des plus beaux morceaux de Mozart

b) sa poésie sublime pour évoquer la musique, et sa grande émotion dégagée par les instruments, les mélodies, le rythme, les intentions.

Et Mozart, c’est en plus toujours, une musique d’accès facile, parfois gaie, mais pas toujours. Complexe, sous une apparente facilité d’accès donc, qui prête à une meilleure écoute encore, et surtout, toujours fantastiquement harmonieuse. Et alors que les films biographiques, peuvent être chiants comme la pluie, d’un ennui consommé, infini, ce film, c’est tout le contraire… 

Tout est exceptionnel:

a) de la musique choisie, dont le film est baigné de A jusqu’à Z…

b) des dialogues — notamment de Salieri, parlant de la musique de Mozart donc…

c) aux décors (tourné dans la magnifique Prague, au théâtre en bois d’époque, où des scènes d’opéra ont été filmées—  et les lieux ça compte — ça respire l’âme des êtres qui y ont vécu, travaillé, joué, chanté, aimé, là-bas— Si si, je vous assure :).

Je reprends, tout est important— Y compris:

d) la chorégraphie (à nouveau Twyla Tharp, ma chorégraphe préférée)…

e) mais aussi les seconds rôles formidables (des vraies gueules), les costumes (les “extras” vivaient dans leurs costumes pendant des semaines, et ça se sent, que tous les acteurs, du plus illustre inconnu, aux deux personnages principaux (Salieri et Mozart, tous deux compositeurs à la même époque).

Je reprends, ça se sent, que tous les acteurs étaient portés par l’histoire— la tension entre ces deux artistes, le génie de Mozart, la jalousie de Salieri, et la grande capacité du réalisateur et des dialogues de Peter Shaeffer, à donner vie, à illustrer de façon profonde et divertissante à la fois, ces tranches de vie, et cette époque, si dure et créative à la fois.

Et les deux personnages/acteurs principaux, qui d’ailleurs, se respectaient, mais ne s’appréciaient pas beaucoup, dans la vraie vie, sont particulièrement époustouflants, pour donner vie, via une expression authentique, inspirée, inspirante — humaine et géniale tout à la fois —  à leurs personnages.

Que ce soit Salieri (un des plus grands acteurs de cinoche: F Murray Abraham) qui tournait d’ailleurs, en même temps, un autre chef d’oeuvre— C’est pas très étonnant — Scarface (un autre film que j’adore, malgré sa grande brutalité)…

Ou que ce soit Mozart (fantastique Tom Hulce, qui n’était même pas pianiste — juste guitariste– et qui a énormément bossé son piano, comme vous pouvez imaginer).

Bref, je trouve tout dans ce film– génial. Et d’ailleurs, je ne suis pas la seule à aimer.

Amadeus, qui veut dire… aimé de Dieu, fut nominé pour … 54 oscars, il en gagna 40, dont pour le meilleur film. Et en 1998, le American Film Institute lui attribua la 53eme place, comme meilleur film de tous les temps, sur une liste des 100 meilleurs films, des 100 dernières années… 

Ecoutez, dans ce premier extrait, notamment, les commentaires du vieux Salieri, qui décrit le génie musical de Mozart, capable d’être l’instrument “la voix” de Dieu…

J’adore aussi les décolletés plongeants de Constance, hyper féminins — pas forcément hyper facile de bouger… avec grande aisance — mais comme dirait l’autre, il faut souffrir pour être belle :)…

Et j’adore aussi, qu’elle ose se bâfrer (hyper mal élevé, mais c’est bien pour ça que c’est bon) de délices qui s’appellent… les tétons de Venus— Venus baby — Décidément, elle nous poursuit :)… 

https://youtu.be/vNaXQQbcgw0

Et puis, ce deuxième extrait, choisi, parce que…

a) les vocalises ça compte:)…

b) parce que… c’est de l’opéra :)—  “die Entführung aus dem Serail“—

c) et que vous pouvez donc admirer, le ravissant théâtre d’époque…

d) Et voir, la relation, l’écoute, la complicité, l’échange, la confiance mutuelle en tous cas, et parfois même, la passion qui peut co-exister entre le chef d’orchestre et une, voire plusieurs chanteuses (rarement en même temps :)— Je vois ça tout le temps.

C’est toujours vrai… Les musiciens aiment les musiciens…

e) Et la perruque, les costumes…

f) la danse/chorégraphie de Twyla Tharp…

g) les choeurs gais et enlevés…

h) le public qui est là, autant pour voir, que pour être vu…

Ca non plus, ça n’a pas changé :)…

i) Et laissez moi vous parler des lustres, ou plutôt chandeliers :), illuminés par des bougies romantiques, presque aussi beaux et poétiques, que ceux du Lincoln Center. Je les préfère encore au Lincoln Center — et pourtant la lumière des bougies, c’est ce qu’il y a de plus doux…

Mais ceux du Lincoln, Art déco, représentent pour moi, des étoiles… en train d’exploser… Si si :). Et les étoiles c’est ce qu’il y a de plus beau… 

j) Et enfin, j’adore que Salieri compare Mozart… à une créature — tellement il est excentrique, génial, et inspiré, au talent si impressionnant… qu’il n’en n’est… même plus humain…

Si gai… et juste… comme idée :)…

Et ce dernier extrait, c’est pour son imaginaire: “Croire à un feu qui ne s’éteint jamais… et qui vous brule à tout jamais” …

J’adore qu’il soit habité par des images aussi jolies et imaginatives…

Qu’il ait ça en tête, comme d’ailleurs beaucoup de chefs, qui s’expriment aussi parfois, en utilisant des images, des histoires, des paraboles pour exprimer une ambiance, pour que les chanteurs puissent se mettre dans le “mood”, comprendre le “feeling”, l’émotion à émettre, transmettre…

Et puis aussi, cet extrait décrit bien la collaboration des deux compositeurs — Fantastique communication—  avec une vraie économie de mots, et montre combien Salieri est à la traine, à côté de Mozart, en termes de composition…

Et puis il s’agit aussi, d’un requiem, toujours magnifique (j’aime les requiems). Et évidemment, ça fait partie des oeuvres les plus émouvantes à chanter— Evidemment j’adore, mais je ne suis pas très objective, étant une choriste depuis longtemps…  

Bon, et vous avez droit à des sous-titres en espagnol… pour vous faire travailler votre espagnol — C’est bon pour votre âme… Et vous pourrez lire… Cervantes dans le texte:)… Et les espagnols sont des êtres charmants :)…

Enjoy!